Essentiel de la lutte contre la pollution des voitures

Algernon Labbé | Pollution

pollution-de-lair-300x208 (1).jpg
  
  

 

 

 

 

 

 

 

 

Face aux problèmes de la pollution, du réchauffement climatique et de l’épuisement des ressources, les citoyens et les entreprises sont incités à adopter une manière de vivre et une manière de produire plus écologique et respectueuse de l’environnement.

Après l’agriculture, le transport est le secteur d’activité qui émet le plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, à savoir   20 % des émissions dans le monde. Il est à noter que plus un véhicule consomme du carburant, plus elle émet du CO2. Le CO2 ou le dioxyde de carbone est produit lors de la combustion d’un combustible fossile, notamment le pétrole et ses dérivés, et est l’un des gaz responsables de l’effet de serre et du réchauffement climatique.

La suppression des voitures polluantes et trop énergivores figure parmi les solutions pour réduire ce taux d’émission pour enfin atteindre l’objectif mondial de limiter l’écart de température à 2°C jusqu’en 2020.

I-Le défi des véhicules propres contre la pollution

Le déplacement écologique

D’après une étude effectuée en 2011, le transport terrestre est responsable de 34% des émissions de dioxyde de carbone en France. Les transports en commun, les véhicules des entreprises, mais surtout celles des particuliers y consomment près de 26 % des dépenses en énergie.

Face à ces problèmes environnementaux liés à l’utilisation des véhicules polluants et à l’utilisation des combustibles fossiles, le déplacement écologique est conseillé aux particuliers, ainsi qu’aux entreprises.

Le déplacement écolo préconise l'astuce écologique : le biocarburant, le vélo, le covoiturage, ainsi que l’usage des voitures  propres, comme astuces pour économiser de l’énergie et lutter ainsi contre l’émission des gaz à effet de serre.

Les véhicules propres

Les véhicules propres sont des alternatives idéales afin de promouvoir le déplacement écologique. Elles produisent aucune ou très peu d’émission polluante. La pollution de l'air générée par une voiture est proportionnelle à son cycle de vie, depuis sa fabrication à sa destruction, en passant par sa période de recyclage.

Le terme « véhicule décarbonné » est utilisé pour désigner les automobiles, dont l’émission de CO2 a été réduite à moins de 60 g/km.

Le fait d’utiliser des véhicules propres représente des avantages économiques, notamment au niveau de l’assurance, car certaines agences accordent à leurs clients des contrats à coût réduits, s’ils utilisent des voitures hybrides, électriques, GPL ou GNV. La progression de la filière du véhicule propre devrait générer en France une valeur de 15 milliards d’euros en 2030, ainsi qu’une grande opportunité de création d’emploi s dans le secteur automobile.

Les types de voitures propres

Il existe plusieurs types de véhicules propres, dont  l’utilisation a pour objectif de transiter vers une société moins consommatrice de carbone:

- Les véhicules thermiques consomment des carburants liquides ou gazeux d’origines fossiles   ou des biocarburants. Elles sont équipées d’un moteur à combustion interne.

-Les voitures électriques peuvent figurer parmi les véhicules propres, car l’énergie utilisée n’est pas en elle-même polluante et n’émet aucun gaz polluant. On les appelle également «  voiture à zéro émission ».

- Les voitures hybrides équipées de deux moteurs, l’un électrique et l’autre à carburant.

- Les véhicules à pile combustible.

II-L’usage anti pollution de l’étiquette énergie

Conscients des enjeux écologiques du développement durable, liés aux véhicules de transport, les Français pensent de plus en plus aux meilleurs moyens qui leurs permettent de réduire leurs consommations, en optant pour des moyens de déplacement écolo.

Le déplacement écolo commence par le choix d’un véhicule propre, dont le moteur n’émet aucun gaz polluant contrairement au moteur thermique qui consomme uniquement de l’énergie fossile.

Depuis 2006, les voitures vendues sur le marché doivent porter une étiquette énergie. Cette dernière indique principalement leurs taux d’émission de gaz à effet de serre. Cette disposition facilite le choix des consommateurs lors de leurs achats écologiques.

L’étiquette énergie montre le taux d’émission de CO2 pour chaque voiture, suivant un classement allant de A, pour les moins polluantes, jusqu’à G pour les plus émettrices de CO2. Ce sont les moteurs carburés au gazole qui sont les plus polluants, en émettant 2,67 kg de CO2 par litre, contrairement aux moteurs à essence qui produisent 2,4 kg de CO2 au litre.

Cette étiquette renseigne aussi sur le type et le niveau de la consommation de carburant au kilomètre, ainsi que la marque de la voiture.

III-Les mesures anti pollution appliquées aux particuliers

Il est important de sensibiliser les particuliers dans cette mission de réduction des émissions de CO2 dans le domaine du transport. Ils sont encouragés à opter pour une conduite moins nerveuse et des voitures moins énergivores. Cette sensibilisation est traduite par une récompense pour les usagers qui utilisent une voiture qui consomme moins et qui émet une faible quantité de gaz à effet de serre. D'un autre côté, l'écotaxe est aussi un dispositif efficace pour la protection de la nature.

Le bonus pour les moins polluantes

Une aide financière est attribuée pour les acquéreurs des voitures les moins émettrices de CO2. Cet avantage financier variant suivant le taux d’émission de CO2, permet de bénéficier de 150 à 6300 euros et concernent les voitures roulant au carburant modulable ou E85, les véhicules diesel, essence, GPL, GNV ou électriques. Le bonus est de 3300 euros pour les véhicules hybrides électriques. Ce bonus peut être déduit directement du prix de la voiture et peut évoluer dans le temps. Pour en bénéficier, ces voitures doivent être homologuées suivant la procédure de la Directive européenne 70/156/CEE et immatriculées après le 01 juin 2004.

Enfin, un montant de 200 euros est accordé aux usagers qui souhaitent remplacer leurs véhicules âgés de plus de 15 ans par une voiture neuve moins polluante.

Le malus

Les mesures concernent également une pénalisation par l’attribution d’un malus aux voitures trop polluantes. Ce malus varie en fonction de la quantité des émissions de CO2 au gramme par kilomètre. Il peut être additionné au prix d’achat de la voiture ou être payé en même temps que la carte grise. Ce malus coûte à partir de 150 euros pour une émission variant de 130 à 135 grammes au km, jusqu’ à un montant de 8000 euros pour une émission supérieure à 200 grammes de CO2 au km.

Une taxe pour les voitures d’occasion

En moyenne, un ménage français conserve le même véhicule pendant 5 ans. Chaque année, il y a 4 à 6 millions de véhicules échangées en France. Il existe une taxe pour les véhicules d’occasion qui ont commencé à rouler après le 01 juin 2004. Cette taxe varie également suivant le taux d’émission de CO2 de la voiture et est payée au moment de l’immatriculation, soit à partir de 380 euro pour les voitures qui émettent 320 g de CO2.

La voiture ne fait pas l’objet d’une surtaxe, si elle se classe entre les niveaux A et E dans l’étiquette énergie.

IV-Les mesures appliquées aux entreprises quant à la pollution des voitures

Les entreprises sont l’un des principaux acteurs des problèmes de pollution liée au transport. Certaines d’entre elles possèdent toute une flotte de voitures qui émettent de grandes quantités de gaz à effet de serre.

La taxe sur les véhicules de société

Il est à savoir que chaque société doit payer ce qu’on appelle TVS ou taxe sur les véhicules de société. Cette taxe concerne aussi bien pour la location que la possession de voitures particulières utilisées par les salariés. Les frais kilométriques sont payés par la société et doivent être mentionnés dans une déclaration annuelle. Cette taxe cible toutes les sociétés basées en France qui possèdent des voitures particulières, qu’il s’agisse de véhicules de location ou de véhicules immatriculés à l’étranger.

Les véhicules hybrides, dont le degré de pollution ne dépasse pas les 110 g de CO2 par km, sont dispensés de cette taxe pendant une période de huit trimestres. Les voitures électriques sont totalement exonérées de la TVS. Cette exonération concerne également les véhicules utilisés pour le transport public. Elle inclue aussi bien ceux qui sont loués pour une courte durée lors des démonstrations chez le concessionnaire, que ceux utilisés par une auto-école ou faisant partie d’une compétition sportive.

Une taxe s’applique pour les voitures d’occasion mises en circulation après le 1 juin 2004. Le montant de cette taxe varie en fonction de l’émission de CO2 et est additionné au prix de la carte grise. En dessous de 200 g de CO2 au kilomètre, la voiture n’est pas surtaxée. Pour les véhicules carburés à l’E85, la taxe est réduite de moitié.

Bonus pour les véhicules professionnels propres

Un bonus est aussi attribué aux entreprises qui veulent se procurer des véhicules moins polluants. Le montant du bonus est le même que pour les véhicules des particuliers. Il tourne autour de 150 à 6300 euros pour les voitures carburées au Diesel, au GPL, au GNV, à l’E85 et les véhicules électriques. Une somme de 3300 euros est attribuée aux voitures hybrides électriques qui émettent entre 51 à 110 g de CO2 au kilomètre.

Malus pour les voitures de société polluantes

Une émission de CO2 de plus de 131 g par kilomètre est pénalisée de 150 euro pour les véhicules de société. Le montant du malus peut atteindre 8000 euros si la voiture produit plus de 200 g de CO2 au kilomètre. A noter que ces mesures sont indépendantes des actions gouvernementales pour la gestion des déchets industriels.

V-Les véhicules et le carburant écologique

Les chocs pétroliers successifs ont démontré une raréfaction du précieux « or noir » et un déséquilibre de la production. Outre ce problème de ressources, les véhicules qui roulent à base de carburants fossiles émettent du dioxyde de carbone ou CO2, lequel favorise l’effet de serre. Ce phénomène atmosphérique contribue au réchauffement climatique.

Les constructeurs automobiles œuvrent actuellement pour la production de véhicules plus performants et qui roulent proprement, soit avec l’électricité, soit en recourant aux biocarburants, soit en combinant plusieurs sources d’énergie.

L’utilisation du biocarburant contre la pollution

Le biocarburant est souvent mélangé avec un dérivé du pétrole, comme l’essence, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, incluant le dioxyde de carbone ou CO2, le méthane, le protoxyde d’azote, l’hexafluorure de soufre, les perfluorocarbures et les hydrofluorocarbures ou HFC, ainsi que les particules fines qui polluent l’air.

Certains biocarburants, comme le GPL (gaz de pétrole liquéfié) ou le GNV (gaz naturel véhicule), émettent peu d’oxyde d’azote, mais la même quantité de CO2 que le diesel.

L’éthanol obtenu après fermentation de matières végétales, issues d'agricultures alternatives au pétrole, comme le canne à sucre, le bois ou encore la betterave, est combiné à 10 % avec de l’essence pour obtenir du SP 95 – E10. L’E85 ou le superéthanol est formé à 85 % d’éthanol et à 15 % d’essence sans plomb. Ce dernier est destiné aux voitures à carburant modulable.

Dans certaines régions, le prix de la carte grise bénéficie d’une exonération pour ceux qui choisissent d’acheter des véhiculent roulant avec des carburants alternatifs, comme le GPL, le GNV et l’E85, ainsi que pour les véhicules électriques ou hybrides.

L’électricité

Malgré une baisse du prix du pétrole sur le marché international, la vente des voitures électriques a augmenté de 65 %. 17 000 voitures électriques neuves ont été immatriculées en France en 2015. Le superbonus de 10 000 euros accordé par le gouvernement en avril 2015 explique aussi cette hausse des ventes des voitures électriques.

  • Les voitures électriques sont des véhicules dont le mode de propulsion est alimenté par des batteries d’accumulateurs ou des piles à combustible. Elles permettent un déplacement rapide et silencieux dans les milieux urbains. Peu polluantes, les voitures électriques nécessitent peu d’entretien et ne requièrent pas de vidange.
  • Les hybrides sont équipés à la fois d’un moteur thermique et d’un système de propulsion électrique. Ces véhicules peuvent rouler avec chacun de ces types de moteur, selon les conditions de circulation et leurs modes d’hybridation. En ville, elles sont économiques en termes de consommation d’énergie. L’objectif pour 2020 est d’augmenter de 16,5 % la vente de voitures à motorisation hybride en France, une manière d'avancer vers les énergies renouvelables.

VI-La lutte internationale contre la pollution de l’air

La COP 21

Les problèmes liés à l’énergie, mais aussi le dérèglement climatique, sont des thèmes fréquemment évoqués lors des conférences et assemblées d’envergure mondiale. La dernière conférence des parties ou la COP 21, a été clôturée le 11 décembre 2015 à Paris. Le principal objectif mis en débat pendant cette réunion est de limiter le réchauffement climatique à 2°C. En effet, ce phénomène s’est intensifié durant ces deux dernières décennies, entrainant des conséquences plus ou moins graves sur le plan social, économique et écologique. Le réchauffement climatique a pour principale cause l’émission d’une quantité de plus en plus importante de gaz à effets de serre dans l’atmosphère terrestre. La première mission est de réduire cette émission grâce à des mesures établies entre les gouvernements signataires, mais aussi grâce aux attitudes responsables des citoyens et des entreprises.

La RIVE ou Rencontre Internationale des Voitures Ecologiques

Ces rencontres permettent aux acteurs privés et aux décideurs publics d’échanger principalement autour des problématiques des voitures écologiques et du transport en général. On y assiste aussi à des essais sur circuit de nouveaux concepts de véhicules propres. Ces rendez-vous annuels ont lieu au pôle mécanique d’Alès ou au Mondial de l’auto. Les impératifs du changement climatique incitent les particuliers ainsi que les entreprises à un déplacement écologique en utilisant du carburant qui pollue beaucoup moins ou une énergie alternative propre. Les pénalisations pour les véhicules trop émettrices de CO2, ainsi que l’octroi de bonus pour les voitures qui émettent moins de gaz à effet de serre, sont quelques unes des mesures déjà mises en place pour lutter contre les voitures polluantes.